Like a goldfish

Posted On mai 20, 2009

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« -Oh, regarde, tout est si calme ! Isil ? Pourquoi tu ne me réponds pas ? »

Tout était tellement calme, trop calme pour être vrai car plus rien ne bougeait tout autour de moi. L’arbre sous lequel j’étais assise à côté d’Isil laissait la lumière percer entre son feuillage.

Et même le soleil était froid et aucune odeur d’herbe ou de terre. Seulement un paysage comme figé, comme s’il s’agissait d’une photo.

Isil s’est levée et je l’ai suivi jusqu’à une petite tombe blanche brillante par l’éclat du soleil. Et, dessus, une petite plaque, avec mon prénom et mon nom.

« -Alors c’est ça être mort ? M’écriais-je en réalisant que je ne rêvais pas. »

Ne plus rien sentir, ne plus rien entendre. J’ai voulu prendre Isil dans mes bras, mais je me suis alors rendu compte que je n’avais plus alors ni bras, ni aucune partie corporelle. Je n’étais pas. Et pourtant, j’étais là avec elle. Et ça avait l’air si réel. Mais pourquoi pouvais-je voir alors ?

Et puis, ça a changé de décors, un autre cimetière, du vent que je ne sentais pas et des feuilles mortes. Isil toujours.

« I’ll be always here for you, whatever happens »

Et moi, je continuais de penser, mon âme, ma conscience, mon esprit ? Je ne le sais. Mais je me plais à croire que de mes atomes pensifs se sont accrochés à Isil, et à tout ceux que j’aime  et que je me trouve tous les jours à leur côté… même si les images que je me fabrique sont fictives. Je sens seulement leur présence à mes côtés ; ou plutôt je reste près d’eux.

Et comme un poisson rouge qui perd la mémoire toutes les minutes, je recommence toujours à sentir la même chose, à les sentir près de moi sans pouvoir les toucher, leur parler, ni même les voir.

Des images fictives, des atomes pensifs mais une sensation de présence. J’aime croire que la mort ressemble à ça.

Whatever happens, I’ll be here for you Isil.

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