Y croire
Je crois que tu avais raison. Enfin, j’espère. Mais maintenant, je commence à… voir plus clair. A comprendre autrement.
“You deserve better” you told me. You’re right… i think so… parce que j’ai eu trop mal, mais je vivais ma douleur dans des souvenirs… qui n’étaient plus. Et si je continuais à m’accrocher…c’est parce que… parce qu’être seule et vide, ça fait encore plus peur. Mais aujourd’hui, je sais… enfin je crois que… c’est mieux pour moi si je lâche prise. Je sais, au fond de moi, qu’avec lui maintenant ça ne peut plus rien donner… parce qu’au fond… l’envie n’y est plus. Enfin, l’envie d’être avec lui n’y est plus. Parce que l’envie d’avoir son “Il” reste là…malgré tout. Peut-être est-ce à ça que je m’accrochais…cette envie que je symbolisais, avec erreur, par son visage.
You’re so right… Je n’attends plus rien de lui, sinon qu’on arrive à devenir amis…parce que dans un groupe c’est mieux.
Alors en disant ces mots, malgré mon bonheur, malgré ces amis que j’adore et qui me manquent, malgré tout ça… I feel lonely.
“That’s not a problem” you coul probably said. “You’re intelligent and pretty” you could answer. Maybe… that’s your point of vue.
But, why am I still alone?
I need someone… and I think you can understand that.
I remember a soft and cute smile. And with daydreams… I think he seems to be very charming.
“J’aimerais y croire, mais je n’espèrerais rien…puisqu’il ne me faut rien attendre de demain”

Les coïncidences ou ironies de la vie ?
Choisir tout au hasard un lieu et une heure. Et s’y rendre. Découvrir alors que celui-qui-occupe-vos-pensées y est aussi. Alors qu’il ne savait rien de vos projets. Alors que vous ignoriez les siens. Hasard ou ironie de la vie?
Se retrouver seule dans un groupe. Enfin pas tout à fait. Parce que lui aussi. Par le simple fait d’une note semblable…à un an près. Hasard ou ironie de la vie?
Se rendre compte que l’ancien et l’actuel sont parfois ensembles. O…combien déroutant. Hasard ou ironie de la vie?
Beaucoup de hasards ou serait-ce la vie qui s’amuse avec vous?
Préférer le hasard.
Anymore
“If you don’t want to see me anymore, please … tell me.”
No words in fact. No looks. Nothing.
What’s more?
Goodbye.
What’s more?
We haven’t to say something else.
Look the truth, and see… what u become… what u’re.
“Emmène-moi”
Prendre l’ascenseur pour une fois. Trop vide pour grimper les dix-sept étages de marches. Glisser la clé dans la serrure et refermer la porte derrière moi. Seule. Seule entre ses murs new-yorkais.
Mouvements au ralenti, comme si je ne contrôlais plus rien autour de moi.
“You know I’m alone”.
Avant de m’affaler dans le canapé, pause frigo pour récupérer une bouteille de Scotch. Boire. Lamentable. “I never do this”.
Musique forte, musique à rythme entraînant pour me sortir de cette torpeur…. et emplir le vide de cet appartement.
“Emmène-moi danser”
A chaque fois, je pense à lui… plus qu’il ne faut. Plus que je ne devrais. Parce que je ne devrais même pas. His voice. His words. “It’s much more”
C’est fort. L’alcool.
La musique me fait du bien, en boucle. Fort.
“Laisse-moi t’aimer”… “P’tain… réponds-moi et…” … “Please… don’t let me down”… “Après tout, c’est toi qui a commencé”… “Ta faute”… “Et la mienne”…
Need to dance.

Ton reflet à l’imparfait

Alors que le soleil dehors brûlait la savane africaine, je m’aventurais pour la première fois dans le grenier de la petite maison dans laquelle je vivais depuis quelques semaines. Là, encore des cartons laissés par les anciens propriétaires… J’en ouvrais quelques uns et y trouvais de la vaisselle ancienne, de vieux livres. Et de la poussière. Cutter à la main, j’en étais au sixième… quand je tombais sur une pochette maintenue fermée par un lien tressé en cuir. Je l’ouvrais délicatement et découvrais une photo en noir et blanc.
Mes yeux, témoins d’un autre temps, ont lu les mots qui accompagnaient cette photo. Témoin d’un autre temps, je sombrais dans une autre Afrique…. dans des moments qui n’existaient déjà plus, des moments qui avaient été… Témoin vivant d’une histoire passée, je faisais revivre quelques instants ces deux êtres… qui semblaient s’être aimés.
«
Étienne avait tambouriné sur la porte de longues minutes avant que je ne l’entende et que je m’extirpe de mon lit. Je suis arrivée devant lui, les pensées encore toute ensommeillée.
« -Il est avec toi ? »
Il, c’était un ami africain. Pour Étienne, Il n’avait pas de prénom. Parce qu’il ne l’aimait pas Il. Il était celui qui me détournait de lui. Et je dois avouer qu’il avait raison, Il … me détournait d’ Étienne, de mes propres sentiments…de mes véritables sentiments.
Parce qu’ Étienne était ce que j’espérais… Étienne était mon sourire, mon soleil africain. Étienne était tantôt mon ami, mon confident, mon défouloir, mon “agaceur”, mon complice, et … parfois… un peu plus… quand il nous arrivait de boire un peu trop, ou de nous retrouver face à un lion quand nous partions quelques jours en safari. Un peu plus, sans jamais être vraiment sûr. Étienne n’arrivait pas à me percer à jour, parce qu’il y avait Il.
Et puis, il y avait eu ce soir où il avait tambouriné. Étienne n’avait pas d’heure. Étienne vivait comme il lui plaisait…tant que sa connexion internet fonctionnait pour qu’il puisse envoyer, à temps, ses devoirs à l’école de commerce qu’il suivait par correspondance. Moi je n’étais là que pour les vacances… qui se sont prolongées en une année sabbatique… chez mon oncle et ma tante…médecins humanitaires. Travail extraordinaire, prenant. Ils n’ont pas eu d’enfant… ils m’avaient moi… sur le temps des vacances. L’humanitaire, ils n’ont jamais pu en démordre. Quand on commence, on ne s’arrête pas…. Mon oncle a toujours refusé que je l’aide trop au dispensaire. Il ne voulait pas que je m’attache. Mais je suis trop sensible, je ne peux supporter la misère des gens. Je m’implique trop.
«-Non, je suis seule.
-Alors viens ! »
Étienne m’a traîné dans les rues misérables de ce petit village africain desséché. On a gagné l’extérieur. Il me tenait la main. Je voulais plus. Je le voulais lui. Là, il m’a fait asseoir dans la poussière du sol.
« -Écoute-moi jusqu’au bout. Ne dis rien tant que je n’ai pas fini. »
J’ai hoché la tête…et je l’ai regardé faire les cent pas avant qu’il se décide à parler.
« -Je ne peux plus me contenter de me repasser ton reflet à l’imparfait chaque fois que tu reprends la route en 4×4, en train puis en avion. Je ne supporte plus quand Il te regarde avec ses yeux…parce que c’est comme s’il te salissait. Je ne supporte pas qu’il te murmure à l’oreille des mots que tu ne comprends même pas. Je ne supporte pas que tu ne sois pas à moi. Je te veux au présent, là, maintenant. »
J’aurais pu sourire face à ces mots. Je l’aurais sans doute fait avec n’importe qui, mais pas avec Étienne. Et parce que nous en étions à un point où il devenait nécessaire de clarifier notre relation : Ami ? Confident ? Défouloir ? “Agaceur” ? Complice ? Ou Amant ?
Nous avions tous les deux étaient lâches (-surtout moi-)…parce que nous avions toujours été ambigus. Mais ce jeu ne nous seyait plus. Nous nous étions tous les deux proclamés libres, ne pas vouloir s’attacher à quoi que ce soit… mais au fond, tout ça avait fini par nous rattraper… par nous faire avouer que dès le début… nous avions souhaité autre chose.
« -Dis-moi que je te manque quand je ne suis pas avec toi, dis-moi de revenir vers toi quand je m’éloigne. Etienne, laisse-moi te dire… »
Je n’ai pas fini. La nuit africaine finira de vous raconter… si vous prêter attention aux murmures des milliers d’histoires anciennes. Chacun a la sienne. Moi, j’ai Étienne.
»
“Et ce”
Elle voudrait couper les ponts, arrêter, stopper. L’oublier.
Il ne peut pas imaginer comme penser à lui devient chaque jour plus douloureux. Elle déteste déjà le jour où elle devra le croiser à nouveau… et ce… pour longtemps.
Elle voudrait s’arracher cette partie d’elle, cette partie de faiblesse à main nue…. sentir palpiter entre ses mains ces pensées suffocantes… et les jeter au loin.
Qu’il la quitte, qu’il l’oublie, qu’il ne le juge pas, qu’il la laisse dans son coin…
Elle voudrait tant qu’il s’en aille et qu’il ne revienne jamais. Partir… sans qu’il ne se retourne. Ça serait le plus beau cadeau.
Casse-toi !
Du tréfond des rêves…
Tu avais raison. On n’oublie pas comme ça. Même avec la meilleure volonté du monde. Il y a toujours un moment où notre subconscient nous rattrape. Où nos pensées les plus profondes, les plus obscures nous rattrapent au moment où nous nous croyons en bonne voie de guérison. Et alors, quand nous nous en rendons compte… ça rend fou…de rage, de tristesse et d’envie…malgré tout.
Je voudrais croire que ce ce n’était rien. Je voudrais que ce ne sont que folies. J’espère. Parce que sinon…sinon la route est encore longue.
Mais
juillet 15, 2009
Classé sous higgledy-piggledy, pensées, souvenirs de vie, °¨Lettres non postées¨°
Le train s’est arrêté dans une toute petite gare. Minuscule. Pas un abri. Rien hormis une plateforme bétonnée et un banc. Un banc.
Le soleil m’éblouissait. A faire grimacer.
Tu attendais, assis sur le dossier du banc. Ou plutôt : quelqu’un attendait assis sur le dossier du banc. Car pour tout dire, je ne te connaissais pas. Non. Seulement ton nom et la campagne où tu vivais. Point. Je t’ai imaginé durant tout le trajet en train, c’est-à-dire pendant une demi-heure. Grand, petit, blond, brun, bien habillé, mal habillé. Je me demandais à quoi tu pouvais bien ressembler… et il faut l’avouer, ça m’a beaucoup intrigué. En fait, tu m’as toujours intrigué depuis que je connais ton existence. Ou plutôt, tu m’as toujours intrigué depuis que je sais que nous partagions un point commun. Alors, je t’ai imaginé tous les airs. Mais j’étais bien loin de la réalité parce que j’avais fini par m’arrêter sur une image complètement fausse : grand, brun, introverti, et inintéressant.
En fait, tu avais les cheveux blonds avec des reflets encore plus clairs. Sans doute le soleil. Les yeux bleus. Intensément bleus. J’avais jusqu’ici croisé très peu de personne avec un regard bleu aussi « pénétrant ». Ca se comptait sur les doigts de la main. Tu en fais parti maintenant. Et un sourire… comment dire « ravageur » ? Un très beau sourire : franc avec de jolies dents. Pour tout dire, tu étais incontestablement craquant.
Mais.
Tu t’es levé : sept centimètres de plus que moi. Décidément mon portrait robot imaginaire battait de plus en plus de l’aile.
Tu t’es avancé pour me dire bonjour en te présentant : « P. »
J’ai dû répondre un truc comme : « Bonjour, moi c’est E. »
Passons.
Tu m’as conduis chez toi. Une petite maison perdue dans les collines du bocage. Une maison isolée de tout, un coin tranquille dont seuls les bêlements des moutons et le gloussement des oies perturbaient le silence. Le cadre était parfait pour qui cherchait la tranquillité. J’ai eu peur de m’ennuyer autour de cette verdure, moi qui était tant habituée au bitume. J’avais tort, et je le comprendrais plus tard.
Tu as laissé ma valise dans la chambre d’amis avant d’aussitôt insister pour me montrer ton jardin et les alentours. Je t’ai suivi. J’ai compris que le bonheur se trouve n’importe où…même dans des plantations.
J’ai commencé à hocher la tête quand tu me désignais telle ou telle plante. J’étais estomaquée que tu saches autant de choses. Que tu sois tout simplement si intéressé, passionné et cultivé. Pour tout dire, tu étais incontestablement attirant.
Mais.
Mon portrait robot était définitivement faux. Tu étais de stature moyenne, blond et intéressant.
Et puis, tu as peut-être jugé que je devais être fatiguée. Je ne l’étais pas. Mais tu étais prévenant. Et donc touchant. Tu m’as proposé une de tes infusions maisons. C’était délicieux. Comme toi.
Mais.
Il y a eu quelques regards écourtés. Moi en tout cas. Parce que, je savais.
Je me suis surprise à faire les mêmes gestes que toi, avant de me corriger et veiller à ne pas t’imiter inconsciemment. Dur de lutter comme ça continuellement pour ne pas laisser paraître. Parce que c’était tout simplement impossible. Impossible et interdit. C’est tout. Je le savais, mais pourtant…c’était dur. J’aurais préféré que tu sois un petit (ou grand) moche, inintéressant voire gnangnan.
Par-dessus ça tu savais me faire sourire et rire avec ton humour.
En fait, à tes côtés j’étais tout simplement bien. Je ne pensais plus à rien, si ce n’est toi et ta présence. J’étais perdue dans tout ce vert. Mais heureuse d’être perdue. Heureuse d’être ici et avec toi. De sentir qu’il pouvait exister des gens comme toi. De voir autre chose. De te parler et surtout t’écouter. Ta voix qui aurait pu m’endormir si…
Mais.
Pourtant je ne peux en vouloir à notre lien, parce que c’est ce qui a fait nous rencontrer. Mais, c’est ce même lien qui m’empêche d’espérer pouvoir aller plus loin.
Il y aura toujours ce « Mais » entre toi et moi. Toujours.
« Reste tel que tu es… s’il-te-plaît. Ne m’oublie pas.»
“[...] je deviens un casse-tête
Ton rire me crie, de te lâcher
Avant de perdre prise [...]“
“C’en est assez de ces dédoublements
C’est plus dure à faire, qu’autrement
Car sans rire c’est plus facile de rêver
A ce qu’on ne pourra, jamais plus toucher“
“et on marche ensemble, d’un pas décidé
Alors que nos têtes nous crient de tout arrêter“
extracts from Coeur de pirates “Comme des enfants”
septembre 12, 2009
septembre 6, 2009
xoxo