“[...] et l’odeur du café”

Posted On août 28, 2009

Classé sous souvenirs de vie

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Il y a des lieux, des moments de sa vie que l’on peut associer à une chanson, un film, une odeur, ou un vêtement encore.

C’est étrange, mais ici… résonnent des tas de souvenirs-clés. Je commencerai par le soir, lorsque la lumière d’une lampe de chevet projette une lueur orange dans toute la pièce…. ambiance calme, solitude…. ça a quelque chose de spécial les soirées là-bas.

Puis, il y a le matin… le jour qui perce à travers le volet roulant…

Le bruit du sèche-cheveux et l’odeur du parfum “Absolutely Irresistible”. Il y a cette étole bleue, ou l’écharpe rouge. Et la paire de converse.

Puis, il y a la sérénité et la solitude du soir… lorsque l’on rentre de sa journée. Le silence de l’appartement et l’odeur du café parfois joint d’un carré de chocolat (Lindt parce que je le préfère).

Il y a ce générique d’une série américaine “If you need, you need me to be with you I will follow where you lead”… qui résonne encore ici…même quand le silence est là.

Mais l’on ne s’en rend compte que lorsqu’on revient… parce qu’alors remontent de vieux fantômes… Mon fantôme.

Parfois je me demande qu’elles ont été les personnes avant moi, leur vie… et qui passera après moi. Mais je n’arrive pas à imaginer. J’ai l’impression que cet endroit est à moi, mon endroit, “my place”… avec tous ses défauts…, mais mon coin à moi.

Ce lieu a vécu sans doute de nombreuses histoires… et alors que le nuit tombe… rode encore mon ombre dans la lueur jaune orangée.

Partir. Oui.

Posted On août 26, 2009

Classé sous pensées

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Parfois, il est temps de partir…

La chambre redevient un refuge…mais un refuge oppressant, un refuge que l’on voudrait fuir. Ici, je n’ai plus vraiment ma place. Ou plutôt, je cherche autre chose…qui ne se trouve point ici. Il me faut quitter, ça devient vital…

Maîtriser sa propre vie, faire ce qui me plaît, être libre, ne plus être “la petite fille”…c’est oppressant. Les parents ne s’en rendent pas compte que l’on aspire à autre chose, que la vie ici n’est plus mienne… que j’ai changé, que je n’ai plus quinze ans.

Alors incontestablement, j’espère quitter la maison rapidement… retrouver le cours d’une existence en pointillée… mais existence quand même. Retrouver ma ville, ma vie ….

Ici il n’y a plus rien. J’étouffe parfois… mais me tais… plus que quelques jours. Ici, il n’y a rien… plus d’amis, plus de sœur, un frère “absent”… ma vie est indéniablement là-bas. Là où j’ai laissé mes espoirs, et mes peines, où j’ai laissé un semblant de vie qui me convient malgré tout…

“Petit à petit et vêtement par vêtement”…

A quoi donc aspirer? Quel est mon nouveau but maintenant? A quoi savoir me raccrocher? Qu’est-ce qui va pouvoir me servir de nouvelle balise… maintenant que j’ai atteint et dépassé la première? Réussir ses partiels, son année? Je ne veux plus uniquement me consacrer à l’université… je voudrais pouvoir aussi profiter de la vie: sports, amis ou plus si affinité, activités …?

Atteint besoin d’un phare dans sa vie? Pourquoi ne pas vivre aussi au jour le jour, insouciant… libre ?

Nouveau but? Nouveau leitmotiv? Quel est-il ?

‘nd him? L’ignorer pour mieux l’oublier? Faire l’autruche comme si de rien n’était… je ne soutiendrais pas son regard… s’il venait (si) à croiser le mien. Ou au contraire, prendre ma vie en main… tenter… qu’ai-je à risquer? Je me suis déjà pris le plus grand silence de toute ma vie. Tenter… et “ça passe ou ça casse”.

J’avais dit plus de question, mais il me fait m’en poser. Rayer. Rayer de moi et mes pensées. Rayer.

Partir, oui… quoiqu’il arrive en tout cas, phare ou pas phare…. sans but ou non, questions ou pas… quoiqu’il arrive s’en aller… et reprendre son chemin laissé entre parenthèses le temps d’un été.

Parfois, il est temps de partir….

Futilité, envie, plaisir ou autre?

Posted On août 24, 2009

Classé sous The evening post

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-”Pourquoi tu te maquilles? Ça ne sert à rien”.

-”Pourquoi tu passes toujours autant de temps dans la salle de bain?”.

-”Pourquoi tu mets toujours autant de temps à choisir tes chaussures et tes vêtements?”.

Aujourd’hui, ces phrases me font sourire. Elles étaient les phrases d’une petite fille qui savait vivre …libre, qui se fichait de la futilité, du matériel. Une petite fille pour qui tout ceci était vraiment superficiel…jusqu’à ce qu’elle change soudain de chemin. Comment, quand? Et surtout pourquoi? Le regard des autres? L’envie de plaire? Comment passe-t-on du “je m’en fiche” au… “où est mon après-shampooing ; mascara; sac assorti; chaussures assorties?”. Qui n’a jamais eu envie, juste pour s’amuser de porter des robes incroyables (grande Maison ou pas)… et de prendre des photos… Qui n’a jamais été chez le coiffeur en priant pour qu’il fasse exactement ce dont vous rêvez? Qui n’a jamais regardé les vêtements en magasin… et souhaité avoir ce “dressing” des filles-à-papa… si la carte bleue suit.

A partir de quand change-t-on? A partir de quand s’enferme-t-on dans cette boîte dorée? A partir de quand passons-nous plus de temps à regarder notre reflet dans le miroir? A partir de quand regarde-t-on des séries ou films idiots… en pensant tout un tas de choses idiotes? Devient-on idiot en voulant soigner son image? Ou est-ce seulement se faire du bien à soi avant tout? Savoir s’accepter au naturel…ou alors masquer par maquillage ou accessoire? Et pourquoi “masquer”? Ne devrais-je pas dire “embellir”? Enfin… pas dans tous les cas en tout cas.

Est-ce être une vraie fille que d’être une “chieuse” qui passe autant de temps dans la salle de bain à se pouponner…, à mettre trois plombes pour choisir ses vêtements et chaussures, à surveiller le coiffeur avec attention, à se mirer dans le miroir et essayer de prendre la plus belle pose qui soit… après cent cinquante essais ?

Futilité, envie, plaisir, ou autre?

Demain ou rien

J’ai eu beau partir loin de toi, rechercher l’exotisme, le changement pour te chasser de mes pensées…en vain…puisque tu es resté accroché à moi …

Sur chaque passant, je cherchais ton visage, je te cherchais partout en sachant pertinemment que tu n’étais pas là.

Dans l’écume du bateau, j’entendais ta voix, dans les rayons du soleil… je sentais ton sourire. Tu étais partout dans mes pensées, indécollable.

Je souhaitais pourtant arrêter … arrêter de penser à toi comme ça.

Ici, je m’imaginais avec toi… et la nuit tu étais là.

J’ai voulu t’être infidèle…mais même là, je ne peux pas m’empêcher de penser à toi. Tu colles à moi plus que je ne le pensais… et je voudrais tant me détacher de toi.

Puisque c’était “demain ou rien”… et que tu as choisi “rien”, puisque maintenant plus rien ne peut arriver… laisse-moi t’oublier…t’oublier. Quitte mes pensées… s’il te plaît. Va-t’en… puisque tu ne peux plus rien m’apporter de bon.


“J’ai envie de te faire plaisir”


My M ^^

Posted On août 23, 2009

Classé sous pensées

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Le jour se lève sans un bruit… et le ciel s’embrase de couleurs chaudes orangées.

Puis, les bruits d’ici. Les cigales.

L’eau prend alors une teinte bleue brillante. La Grande Bleue.

Sentir dans l’air l’odeur des différentes lamiacées. Bon vivre. Tout simplement.

La recette du bonheur.

Un soleil (un vrai), un grand ciel bleu, une mer à perte de vue, une chaleur grisante, le bruit de l’eau ou celui des cigales.

Etre là, simplement.

Laisser le soleil sur la peau: darder. C’est si bon.

Dormir sur l’eau, le bruit de l’eau et le soleil sur la peau. Encore.

Ajouter à cela le sourire d’un bel inconnu dont vous ne saurez jamais rien, un inconnu que vous verrez seulement le lendemain encore. Avec le même sourire que vous lui rendez.

Ne pas chercher plus que le bonheur de l’instant présent. La vie peut être si courte. Comme ça tout simplement.

Vous lui donnerez un surnom idiot… et il sera votre inconnu de l’été.

Il suffit d’un peu pour être heureux. Repenser alors à tous les moments difficiles passés…et se dire… que le présent est si bon. Ne pas penser plus loin que le bout de son nez en train de bronzer. Ne pas penser plus loin que cette peu qui prend de jolies couleurs.

Tu seras mon été, celui d’une semaine, celui de bons moments de détente au pays du Soleil. Mon M. ‘cuz u’re always be my M. ^^

What’s more?

Posted On août 14, 2009

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Goodbye.

What’s more?

We haven’t to say something else.

Look the truth, and see… what u become… what u’re.

“Emmène-moi”

Posted On août 13, 2009

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Prendre l’ascenseur pour une fois. Trop vide pour grimper les dix-sept étages de marches. Glisser la clé dans la serrure et refermer la porte derrière moi. Seule. Seule entre ses murs new-yorkais.

Mouvements au ralenti, comme si je ne contrôlais plus rien autour de moi.

“You know I’m alone”.

Avant de m’affaler dans le canapé, pause frigo pour récupérer une bouteille de Scotch. Boire. Lamentable. “I never do this”.

Musique forte, musique à rythme entraînant pour me sortir de cette torpeur…. et emplir le vide de cet appartement.

“Emmène-moi danser”

A chaque fois, je pense à lui… plus qu’il ne faut. Plus que je ne devrais. Parce que je ne devrais même pas. His voice. His words. “It’s much more”

C’est fort. L’alcool.

La musique me fait du bien, en boucle. Fort.

“Laisse-moi t’aimer”“P’tain… réponds-moi et…” “Please… don’t let me down” “Après tout, c’est toi qui a commencé” “Ta faute”“Et la mienne”

Need to dance.

At the pub

Ton reflet à l’imparfait

Posted On août 9, 2009

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Entre-nous

Alors que le soleil dehors brûlait la savane africaine, je m’aventurais pour la première fois dans le grenier de la petite maison dans laquelle je vivais depuis quelques semaines. Là, encore des cartons laissés par les anciens propriétaires… J’en ouvrais quelques uns et y trouvais de la vaisselle ancienne, de vieux livres. Et de la poussière. Cutter à la main, j’en étais au sixième… quand je tombais sur une pochette maintenue fermée par un lien tressé en cuir. Je l’ouvrais délicatement et découvrais une photo en noir et blanc.

Mes yeux, témoins d’un autre temps, ont lu les mots qui accompagnaient cette photo. Témoin d’un autre temps, je sombrais dans une autre Afrique…. dans des moments qui n’existaient déjà plus, des moments qui avaient été… Témoin vivant d’une histoire passée, je faisais revivre quelques instants ces deux êtres… qui semblaient s’être aimés.

«

Étienne avait tambouriné sur la porte de longues minutes avant que je ne l’entende et que je m’extirpe de mon lit. Je suis arrivée devant lui, les pensées encore toute ensommeillée.

« -Il est avec toi ? »

Il, c’était un ami africain. Pour Étienne, Il n’avait pas de prénom. Parce qu’il ne l’aimait pas Il. Il était celui qui me détournait de lui. Et je dois avouer qu’il avait raison, Il … me détournait d’ Étienne, de mes propres sentiments…de mes véritables sentiments.

Parce qu’ Étienne était ce que j’espérais… Étienne était mon sourire, mon soleil africain. Étienne était tantôt mon ami, mon confident, mon défouloir, mon “agaceur”, mon complice, et … parfois… un peu plus… quand il nous arrivait de boire un peu trop, ou de nous retrouver face à un lion quand nous partions quelques jours en safari. Un peu plus, sans jamais être vraiment sûr. Étienne n’arrivait pas à me percer à jour, parce qu’il y avait Il.

Et puis, il y avait eu ce soir où il avait tambouriné. Étienne n’avait pas d’heure. Étienne vivait comme il lui plaisait…tant que sa connexion internet fonctionnait pour qu’il puisse envoyer, à temps, ses devoirs à l’école de commerce qu’il suivait par correspondance.  Moi je n’étais là que pour les vacances… qui se sont prolongées en une année sabbatique… chez mon oncle et ma tante…médecins humanitaires. Travail extraordinaire, prenant. Ils n’ont pas eu d’enfant… ils m’avaient moi… sur le temps des vacances. L’humanitaire, ils n’ont jamais pu en démordre. Quand on commence, on ne s’arrête pas…. Mon oncle a toujours refusé que je l’aide trop au dispensaire. Il ne voulait pas que je m’attache. Mais je suis trop sensible, je ne peux supporter la misère des gens. Je m’implique trop.

«-Non, je suis seule.

-Alors viens ! »

Étienne m’a traîné dans les rues misérables de ce petit village africain desséché. On a gagné l’extérieur. Il me tenait la main. Je voulais plus. Je le voulais lui. Là, il m’a fait asseoir dans la poussière du sol.

« -Écoute-moi jusqu’au bout. Ne dis rien tant que je n’ai pas fini. »

J’ai hoché la tête…et je l’ai regardé faire les cent pas avant qu’il se décide à parler.

« -Je ne peux plus me contenter de me repasser ton reflet à l’imparfait chaque fois que tu reprends la route en 4×4, en train puis en avion.  Je ne supporte plus quand Il te regarde avec ses yeux…parce que c’est comme s’il te salissait. Je ne supporte pas qu’il te murmure à l’oreille des mots que tu ne comprends même pas. Je ne supporte pas que tu ne sois pas à moi. Je te veux au présent, là, maintenant. »

J’aurais pu sourire face à ces mots. Je l’aurais sans doute fait avec n’importe qui, mais pas avec Étienne. Et parce que nous en étions à un point où il devenait nécessaire de clarifier notre relation : Ami ? Confident ? Défouloir ? “Agaceur” ? Complice ? Ou Amant ?

Nous avions tous les deux étaient lâches (-surtout moi-)…parce que nous avions toujours été ambigus. Mais ce jeu ne nous seyait plus.  Nous nous étions tous les deux proclamés libres, ne pas vouloir s’attacher à quoi que ce soit… mais au fond, tout ça avait fini par nous rattraper… par nous faire avouer que dès le début… nous avions souhaité autre chose.

« -Dis-moi que je te manque quand je ne suis pas avec toi, dis-moi de revenir vers toi quand je m’éloigne. Etienne, laisse-moi te dire… »

Je n’ai pas fini. La nuit africaine finira de vous raconter… si vous prêter attention aux murmures des milliers d’histoires anciennes. Chacun a la sienne. Moi, j’ai Étienne.

»

“Et ce”

Posted On août 2, 2009

Classé sous higgledy-piggledy

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Elle voudrait couper les ponts, arrêter, stopper. L’oublier.

Il ne peut pas imaginer comme penser à lui devient chaque jour plus douloureux. Elle déteste déjà le jour où elle devra le croiser à nouveau… et ce… pour longtemps.

Elle voudrait s’arracher cette partie d’elle, cette partie de faiblesse à main nue…. sentir palpiter entre ses mains ces pensées suffocantes… et les jeter au loin.

Qu’il la quitte, qu’il l’oublie, qu’il ne le juge pas, qu’il la laisse dans son coin…

Elle voudrait tant qu’il s’en aille et qu’il ne revienne jamais. Partir… sans qu’il ne se retourne. Ça serait le plus beau cadeau.

Casse-toi !

Du tréfond des rêves…

Posted On juillet 27, 2009

Classé sous higgledy-piggledy

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Tu avais raison. On n’oublie pas comme ça. Même avec la meilleure volonté du monde. Il y a toujours un moment où notre subconscient nous rattrape. Où nos pensées les plus profondes, les plus obscures nous rattrapent au moment où nous nous croyons en bonne voie de guérison. Et alors, quand nous nous en rendons compte… ça rend fou…de rage, de tristesse et d’envie…malgré tout.

Je voudrais croire que ce ce n’était rien. Je voudrais que ce ne sont que folies. J’espère. Parce que sinon…sinon la route est encore longue.

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